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Occitanie

Coupures de presse_La Dépêche du Midi

Août 1998 - Un musée à la mémoire des outils...
Juillet 1999 - La balade des vieux outils
Janvier 2000 - Vieux outils : enfin le musée
Août 2000 - Les vieux outils se posent
Septembre 2000 - Le musée redonne vie aux vieux outils

    Et 12 ans après...

Février 2012 - Le bon bilan des Vieux Outils


1. Un musée à la mémoire des outils de la vie rurale

La Dépêche_Publié le 11/08/1998_Sébastien Porte (extrait)

Depuis des années, l'association de Louis Gaubert et Guy Séguéla écume la région d'Auterive pour rassembler les vestiges des métiers d'antan. Un travail de fourmi qui leur a permis d'accumuler plus de six mille outils et machines.
On entre dans leur caverne avec respect. L'héritage accumulé ici en impose. Trônant au milieu d'un bric à brac invraisemblable, Louis Gaubert et Guy Séguéla veillent sur un trésor qu'ils s'emploient chaque jour à réanimer avec dévotion. Au point que ce qui n'était qu'un amoncellement inerte de bois et de ferraille, retrouve soudain une silencieuse respiration.
Depuis 1991, dans le canton d'Auterive, l'association des Vieux Outils s'en va flairer dans les dépotoirs, les caves et les greniers. En se faisant connaître au travers de ses expositions itinérantes, elle suscite également des dons qui viennent alimenter sa collection.
C'est ainsi qu'en quelques années, elle a engrangé plus de six mille pièces- machines et outils- qui embrassent tous les métiers de l'artisanat rural d'antan. Dans les immenses locaux de l'ancienne usine à bas d'Auterive, elle les restaure peu à peu. En attendant de les exposer dans le futur musée que la municipalité doit prochainement mettre à sa disposition."

Des objets chargés d'histoire(s)

Dans ce temple des mille et une merveilles, on déambule de la meule à blé romaine découverte par un laboureur d'Auterive il y a une dizaine d'années, à la pompe à essence très pop art des années 1960. D'un rudimentaire tendeur de peaux de lapins à un imposant concasseur à grains de 1944.
De classiques essoreuses, rémouleuses et pics à glace de Pyrénées, voisinent avec un trotte-bébé du XIXème, ou bien un lot de chauffe-lits à braises appelés également moines (l'usage voulait, à l'origine, que les moines se couchent quelques minutes dans le lit de leur supérieur afin de le réchauffer pour la nuit).
Car l'intérêt de la démarche ne réside pas seulement dans l'accumulation. Il faut aussi que pour chaque objet soit racontée l'histoire qui l'accompagne.
«Lorsque je restaure un outil, j'ai la sensation que celui qui l'a utilisé pendant des années me regarde encore», explique Louis Gaubert.
S'installe ainsi un dialogue qui aiguise autant la curiosité des jeunes que les souvenirs des anciens.

Eviter que le passé ne se referme

Cependant, il arrive que le mode d'utilisation des objets récupérés reste un mystère. «On tâtonne parfois pendant longtemps avant de comprendre à quoi ça sert». Car chaque aspect de l'outil a toujours une signification, mais on se situe dans une culture où les écrits restent rares. La seule référence qu'utilisent les adhérents de l'association, ce sont les catalogues Manufrance. Or les exemplaires les plus précieux, ceux des années 1910 et 1920, sont en voie de disparition (appel aux collectionneurs...) Le principal souci de Guy Séguéla et de Louis Gaubert est donc de lutter pour que le passé ne se referme pas sur lui-même.
Ce qui revient parfois à lutter avec les modes. Si dans l'euphorie modernisatrice de l'après-guerre, la tendance générale voulait que l'on se débarrasse sans discernement de toute forme de vieillerie, pour les remplacer par les matériaux et les techniques nouvelles, le goût et le respect pour la patine du temps sont aujourd'hui revenus à la charge. Comme un antidote ou un refuge à opposer aux pressions de notre époque.
Mais ce regain est actuellement rattrapé par la logique commerciale. D'abord on jette, ensuite on donne, et maintenant on vend. Le paradoxe, c'est qu'aucun de ces objets ne peut vraiment avoir un prix unique, alors qu'il peut avoir une valeur inestimable, et présenter des intérêts très divers. «Notre principale difficulté est de faire comprendre aux gens que l'on ne vend pas», explique encore Louis Gaubert.

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2. La balade des vieux outils

La Dépêche_Publié le 30/07/1999_Nathalie Sié.

"1999 parachèvera une attente de dix ans pour l'Association des vieux outils d'Auterive : la naissance du musée en l'an 2000. En attendant, ils déambulent pour vous faire découvrir, cet été, les objets les plus divers.
Chaque été, c'est la période des voyages pour les outils de l'association Bernard Palissy qui d'une fête à un vide-grenier, d'une foire artisanale à une exposition, étalent leur passé et le savoir-faire de nos grands-pères.
Depuis quatre ans que la foire est lancée, les organisateurs de Bram, dans l'Aude, invitent l'Association des vieux outils pour qu'ils exposent. «On y est toujours très bien reçu, la manifestation est bien organisée et on retrouve en plus de vieilles connaissances». Il y a peu, Serge, Pierre, Janine, Guy 1 et 2, et Louis ont retrouvé le récoltant et son alambic, le rémouleur mais aussi le graveur sur verre Claudius et bien d'autres, parmi les 140 exposants présents. Ils y présentaient pour la première fois une soufreuse mais aussi la quille et le boulet, ancêtres du jeu de quille donnés par le restaurateur de meubles Jean-Pierre Graulle. Guy Py présentait, pour sa part, des lampes de voiture hippomobile, datant donc de l'époque des voitures à cheval, à quatre pattes, pas les chevaux fiscaux...
«On a également retrouvé des donateurs», rapportent Guy et Louis de cette sortie très appréciée. «Les personnes qui nous donnent des objets sont bien contents de les retrouver sur le stand et nous posent chaque année la même question, à savoir : C'est pour quand le musée ? Si jusqu'à présent, c'était du domaine du flou, l'association répond désormais avec fierté que ce sera pour le troisième millénaire ou plus précisément pour l'été prochain.»

Le musée, c'est plus du rêve

Les travaux du musée ont vite avancé. L'architecte Monique Boudin, le maître d'ouvrage Jean Caner, l'électricien Marcel Carrière, le plafonnier Marcel Toniolo, les plombiers Durant-Soum et pour les fermetures, l'entreprise Sernis, tous ont contribué à la réalisation du projet dont le maître d'oeuvre est la mairie.
Précisons que Guy Py a restauré deux vieilles portes en bois de peuplier qui ont été installées. Ce sont les anciennes portes d'une cellule de prison, récupérées dans le local qui ont retrouvé une nouvelle jeunesse et utilisation grâce à son savoir-faire. On s'est laissé dire que de vieux Auterivains l'ont bien connu, cette cellule, tout au moins pour une nuit...
Il reste encore quelques travaux pour que l'ancienne prison qui a été également un dépositoire, devienne musée. Raccordement, drainage et autres réalisations seront effectués à la rentrée par les ateliers techniques de la mairie. Le début 2000 sera consacré à l'installation dans le Musée des outils pour une ouverture probable avant l'été. Si vous souhaitez, jeunes ou moins jeunes, participer d'une manière ou d'une autre aux aventures de ces vieux outils, vous pouvez contacter l'association. Après Fonsorbes, Grazac, Granague et Bram, les vieux outils seront à la foire artisanale de Sorrèze, à côté de Revel, le 22 août, à Souille, près de Castelnaudary, le 12 septembre et en octobre à Auterive pour la grande foire internationale."

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3. Vieux outils: enfin le musée

La Dépêche_Publié le 25/01/2000_Nathalie Sié.

Pays de Muret

L'année 1999 pour les Vieux outils a vu l'aboutissement de leur voeu le plus cher. L'installation des outils se fait progressivement dans le musée dont l'ouverture est prévue en cours de premier semestre.
L'assemblée générale des vieux outils s'est tenue dernièrement en mairie, siège de l'association. La première préoccupation des amis des vieux outils était l'an dernier et reste encore l'ouverture du musée. Une fois les travaux finis, le déménagement et l'installation des premiers outils ont pu commencer. «Un musée, ce n'est jamais fini», a averti Louis Gaubert, un des membres actifs de l'association, laissant présager qu'il y aura à faire, pendant longtemps.
Le rapport d'activités est ponctué de divers dons : 1.000-F par les Allemands d'Hermannsburg donnés à l'occasion de la foire, 250-autocollants offerts par le comité des fêtes d'Auterive, des photos de groupe de Pierre Vinche ainsi que le pot amical offert par l'architecte Monique Boudin lors de la réception de travaux.
Le président Guy Séguéla remerciait les services techniques et culturel de la ville ainsi que le SMIVOM de la Mouillonne, toujours présents lorsqu'ils font appel à eux pour un service. Le rapport est approuvé à l'unanimité. Les comptes s'équilibrent à hauteur de 9.185 francs, dont 2.000 francs de subventions municipales qui laisse dire à Janine Poilbarbe, trésorière que «les finances sont bonnes mais que l'ouverture du musée pourrait engendrer quelques frais. Mieux vaut donc être prudent !»
A l'issue de l'assemblée, le président a souhaité honorer un des membres de l'association en «récompense de son dévouement, de son travail pour la rénovation des outils et de son action pour le musée». Il s'agit du méritant Elie Balondrade à qui l'on remettait diplôme et médaille. Après le verre de l'amitié, un petit tour au musée les a convaincus que la grande histoire de l'histoire, c'était de perpétuer ce que les anciens nous ont laissé et qui fait désormais partie de l'avenir.

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4. Les vieux outils se posent - AUTERIVE (31) : Ouverture du musée

La Dépêche_Publié le 11/08/2000_Nathalie Sié.

Après dix années d'expositions itinérantes, les vieux outils se posent et s'exposent. Trimbalés d'un coin à l'autre de la région, c'est à vous maintenant de venir leur rendre visite. Le musée est ouvert.
Dès la première exposition en 1989, dans une salle de la mairie, l'idée d'un musée des vieux outils à Auterive a été lancée. Il aura fallu attendre dix années, pendant lesquelles, en fait, l'association a pu mettre à profit ses expositions itinérantes pour déjà faire connaître sa collection. Composée au départ de rabots, d'autres objets liés aux métiers anciens sont venus agrandir la collection. « Je suis ancien menuisier et, à la fin de mon activité, je me suis retrouvé avec une collection importante. Amoureux des vieux outils, nous avons décidé de monter une association avec quelques amis connaisseurs » se souvient Guy Séguéla, président de l'association depuis le départ. Au fil des années, de nouveaux objets ont étoffé la collection

Merci aux donateurs

A chaque exposition, en effet, les bénévoles repartaient avec une bonne adresse pour aller chercher certains objets. Bon nombre d'entre vous avaient entreposé, en effet, dans des greniers quelques merveilles devenues poussiéreuses avec le temps. Ça datait de vos grands-parents ou plus encore. L'idée que ces vieux objets puissent revivre vous a séduits et vous les avez confiés à l'association. Elle est allée, par exemple, chercher le youpala dans une ferme à la limite d'Auragne, la machine à laver dans le grenier de la famille Delpy, la meule à affûter de la famille Delpech, la meule à moudre d'André Chamayou, de nombreux objets de la famille Balansa... Bref des objets donnés par près de 70 donateurs qui ont été répertoriés. Certains ont donné des outils de manière anonyme mais sont, bien entendu, invités par voie de presse à l'inauguration.
« Il m'est arrivé souvent au cours d'une exposition que l'on me donne un objet et je n'avais même pas le temps de demander le nom du donateur » explique Louis Gaubert, autre cheville ouvrière indispensable au musée.

Une réalisation très réussie

Ces objets que vous avez donnés sont passés dans les mains expertes des bénévoles qui leur ont redonné leur éclat.
Depuis quelques années, l'idée du musée s'est, en effet, précisée. L'aménagement du local attenant à la mairie et situés rue Camille-Pelletan a été confié à l'architecte Monique Boudin qui signe là une très belle réalisation. Les pierres apparentes du local ont été elles aussi remises à jour, la façade a été vitrée, les niches mises en valeur, les portes en chêne ont été restaurées par Guy Py. Les travaux ont été confiés aux entreprises locales et financés par la mairie ont été également subventionnés par le conseil général.
Au dessus de l'entrée, le mot « Musée », réalisé en fer forgé par André Guidice a été posé il y a quelques jours.
Au fil de nos éditions, vous pourrez découvrir certains objets en attendant l'inauguration officielle du samedi 16 septembre, à 11 heures. Le musée sera également ouvert ce jour-là, de 15 heures à 18 heures, dans le cadre des journées du patrimoine. Ce jour-là, le patrimoine est en fête, l'association et les vieux outils aussi!

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5. Le musée redonne vie aux vieux outils

La Dépêche_Publié le 16/09/2000_Nathalie Sié.

"C'est l'un des seuls musées itinérants de France. « Les vieux outils » d'Auterive, après dix années sur les routes de la région, se posent et... s'exposent.

De la plume d'oie à la meule romaine en passant par l'ancêtre de la machine à laver, le poste à galène, le premier trotte-bébés dit « Les courens », la presse à hosties ou le collier de perles multi-usages, les vieux outils, rassemblés grâce à de généreux donateurs depuis dix ans, constituent une belle partie du patrimoine local. « De par notre formation, nous sommes presque tous des manuels qui avons travaillé le bois, le fer ou encore la pierre. Nous avons également vécu sur les terres auterivaines, et pour beaucoup d'entre nous, avons vu nos parents ou nos grands-parents se servir de ces outils... » Ce n'est pas le cas, bien sûr, de la meule romaine, beaucoup plus ancienne que ça ! Mais pour Guy Séguéla, le président de l'association Bernard-Palissy, créée il y aura dix ans en février prochain, « redonner vie à tous ces objets, c'est sauvegarder un patrimoine et permettre aux jeunes générations de garder un contact avec un passé, qui n'est pas aussi ancien que cela, et qui apprend souvent beaucoup de choses au présent. »

Redonner une chance

Pour beaucoup de donateurs qui conservaient ces objets au grenier mais ne se décidaient pas à s'en débarrasser, les confier à l'association, c'était leur redonner une chance de retrouver leur éclat. L'association Bernard Palissy, du nom de ce potier qui brûlait tous ses meubles pour se chauffer, mais que l'on connaît mieux sous l'appellation de l'association des Vieux Outils, est aujourd'hui ravie de proposer à la visite tous ces outils. Il lui aura fallu attendre dix ans pour obtenir un local. Celui-ci, situé au pied de la mairie d'Auterive, a été réaménagé de manière à préserver les spécificités architecturales, les voûtes et autres niches où sont désormais exposés les vieux outils.

Le musée est inauguré ce samedi, à 11 heures. Valérie Balansa, de la Manufacture royale, accueillera les invités dans les jardins pour les discours et le verre de l'amitié. On ouvrira ensuite les portes du musée dans le cadre des Journées du patrimoine, ce samedi, de 15 heures à 18 heures, pour une visite commentée.

En quelques chiffres

1.000: c'est le nombre de pièces relatives aux vieux métiers.
200: celui des instruments vétérinaires.
150: le nombre des visiteurs accueillis durant l'été alors que le musée n'était pas encore ouvert. Ça promet !
68.000 F: le montant des travaux.
190.000 F: le montant des subventions.
150 ans: l'âge de la rémouleuse donnée par la famille Delpy.
70 ans: la machine à laver, un des premiers modèles.
8 F: la carte postale de l'association.
60: adhérents.
80: donateurs.
Des centaines d'heures de travail pour la restauration des objets.
Et des milliers de visiteurs lors des expos."

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6. Le bon bilan des Vieux Outils

La Dépêche_Publié le 01/02/2012.

bilan-2011

De gauche à droite: le président d'honneur Guy Séguéla, le trésorier Serge Tommasi, le Maire d'Auterive Christophe Lefèvre, le président Fernand Dédominici et le secrétaire Jean-françois Frontère.

Pour l'association "Bernard Palissy" (dénomination officielle des "Vieux Outils" d'Auterive), l'année passée a été riche en manifestations. C'est donc avec un plaisir évident que Fernand Dédominici, son président, a présenté le bilan moral (le rapport financier, parfaitement équilibré, revenant à Serge Tommasi).

Après avoir présenté les voeux de l'association aux participants, le président a évoqué la mémoire d'Henri Bardiès, disparu en 2011, qui a créé le site du musée. Il a ensuite remercié la municipalité, qui prête des locaux et attribue une subvention indispensable au fonctionnement de l'association, ainsi que les services techniques et administratifs qui apportent une aide précieuse aussi souvent que nécessaire. Remerciements chaleureux également pour le Conseil Général : chaque année, il détache en juillet et août des vacataires qui permettent des heures d'ouverture élargies (et donc une fréquentation accrue). Gratitude aussi pour Myriam Pagès qui, du Syndicat d'Initiative, envoyait maints visiteurs, pour Valérie Balansa qui fait de même, André Caramel qui a confié au musée son impressionnante collection d'outils médicaux et la présente avec passion, Serge Tommasi qui restaure ces outils avec talent. Sans oublier les donateurs et les bénévoles qui rendent le musée aussi fascinant.

L'association a participé aux 31 Notes, au Forum des Associations, aux Journées du Patrimoine, à la Foire Artisanale, au Téléthon (avec remise d'un chèque de 100 euros). Le musée a accueilli 1 922 visiteurs (dont des scolaires, des maisons de retraite, des associations.) et compte 24 adhérents. 2011 a donc été une année particulièrement active.

Le président souhaite voir augmenter encore la fréquentation et aimerait que "du sang neuf" vienne épauler l'équipe en place. 2013 verra l'élection du bureau. Les amateurs qui souhaiteraient y participer peuvent d'ores et déjà se faire connaître.